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Journée de l'Amitié, 11 juin 2018, inFlanders Fields

 

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Afin que les histoires restent vivantes après la commémoration des 100 ans de la Grande Guerre, la FRN TTr & CIS avait décidé de passer une journée entière à Ypres. Le temps fut radieux toute la journée.

 

 

( Les paragraphes que vous lirez ci-dessous ont été écrits par Harry Oberendorf pour la Maison de la Monnaie belge en collaboration avec le Musée In Flanders Fields)

 

La guerre pour mettre fin à toutes les guerres

28 juin 1914, Sarajevo. Gavrilo Princip, un étudiant serbe de Bosnie, assassina l'héritier du trône de l'empire austro-hongrois.  L'attaque contre l'archiduc François Ferdinand fut le détonateur.
La Première Guerre mondiale se profilait depuis un certain temps, cette attaque fit remonter toutes les rancoeurs du passé et fit exploser l'Europe. Des décennies de conflits et la formation d'alliances complexes menèrent à un conflit où toutes les puissances du monde furent impliquées.
Notre pays était officiellement neutre mais se situait stratégiquement entre les deux camps et finit par rejoindre le champ de bataille. Au fil du temps et de l'intensité du combat les puissances mondiales extérieures à l'Europe s'immiscèrent au conflit. Le conflit redéfinit le mot 'guerre' et fut connu sous « la Grande Guerre ». Au cours des premiers mois de la Grande Guerre, environ un million et demi de belges fuirent à l'étranger. Surtout aux Pays Bas, la France et l'Angleterre. Durant toute la guerre 1 belge sur 4 fuit à l'étranger.
Quand la guerre prit fin en 1918, quatre royaumes n'existaient plus. La carte de l'Europe fut largement redessinée et toute une génération de jeunes gens fut sacrifiée. Plus de 70 millions de personnes combattirent sur les champs de bataille 9 millions ne survécurent pas. Les chiffres sinistres de la Première Guerre mondiale concernent aussi 20 millions de blessés et des millions de disparus. Le nombre exact de victimes belges n'est toujours pas encore connu. Une enquête récente montre qu'en plus des 42 000 militaires belges plus de 25 000 civils n'ont pas survécu.
Il ne reste plus de personnes vivantes ayant survécu la guerre. Cela rend le Musée In Flanders Fields encore plus important qu'il ne l'a jamais été. Il conserve d'une belle manière vivante la mémoire de la Grande Guerre.

 

MUSEES IN FLANDERS FIELDS

Dans un pays où la guerre a fait rage, ces souvenirs ne s’effacent pas facilement, même si cette guerre est désormais terminée depuis près d'un siècle. Pour chacun des plus de 600.000 hommes ayant perdu la vie dans notre pays, pour chacun des plus de 425.000 noms gravés sur des monuments  ou tombes, pour les centaines d’autres traces et vestiges qui parsèment la région du front, pour chacune des millions de personnes touchées par la guerre (blessés physiques ou psychiques, réfugiés et déportés), il existe une histoire de tristesse, de douleur et de confrontation au destin, quelque part dans le monde.
Le musée In Flanders Fields présente l'histoire historique de la Première Guerre mondiale dans la région du front en Flandre Occidentale. Le musée adopte de nombreux points de vue. L'aspect général et historico-militaire est important, mais la relation avec le présent et notre manière d’appréhender le passé, en tant qu'être humain et société, dans tous les pays concernés, le sont tout autant. Des personnes venues de cinq continents et de plus de cinquante pays et cultures ont participé à la guerre en Flandre.

 

LA PORTE DE MENIN

Tout au long de l'année, tous les soirs à 20h00 un nombre de joueurs de clairon font résonner 'The last Post' à la Porte de Menin en Flandre occidentale, la ville d'Ypres. Le Last Post est une partition pour trompette qui est jouée traditionnellement aux funérailles d'un soldat et aux commémorations des soldats tombés au combat. Tous les soirs à Ypres, on sonne pour commémorer tous les soldats britanniques disparus pendant la Grande Guerre. Il ne fait aucun doute que les personnes disparues furent tuées pendant la guerre.

 La cérémonie émouvante du Last Post existe déjà depuis 1928. Elle ne fut pas célébrée entre mai 1940 et le 6 septembre 1944. L'occupant allemand n'en voulait pas. Chaque année à la porte, le Last Post donne lieu le 11 novembre à une vaste cérémonie de commémoration en l'honneur des britanniques disparus. Le 11 novembre est le jour où le cessez-le-feu entre les partis en lutte mit fin à la Première Guerre mondiale.

Les anglais construisirent la porte en 1927. Elle fut appelée la Porte de Menin parce qu'elle se trouve sur la route de la ville de Menin près d'Ypres. Au cours de la Première Guerre mondiale, sur cette route, marchèrent beaucoup de troupes alliées pour le front. Pour beaucoup d'entre eux il s'agissait d'une marche vers la mort. La porte est un monument commémoratif pour les soldats du Royaume-Uni et du Commonwealth qui sont encore portés disparus.
L'architecte anglais Reginald Blomfield (1856-1942) conçut la porte. Blomfield construisit la Porte de Menin comme un arc de triomphe classique. Sur la porte les noms des 54.613 soldats britanniques sont mentionnés, ciselés dans des panneaux de pierre. Ces soldats sont morts mais personne ne sait où ils ont été enterrés. La Porte de Menin est un magnifique signe d'honneur pour ces disparus. Il garde vivant le souvenir du sacrifice de leur vie, pour la liberté de leur pays aussi.

 

 

LES CIVILS BELGES EN FUITE

Dans chaque guerre, les civils fuient les violences de la guerre. Chez nous, l'invasion allemande d'août 1914 provoqua une grande panique auprès de nos aïeux. La bataille de Liège fit fuir un nombre énorme de personnes de Wallonie. La bataille dans les Flandres poussa un groupe important de personnes tout d'abord à Anvers.
 
En fuite vers les Pays-Bas

Le 7 octobre 1914, à Anvers, la nouvelle d'un bombardement allemand provoqua un exode massif vers les Pays-Bas neutres. Après la chute de la ville, 23.000 militaires belges fuirent vers nos voisins du nord. Il a été estimé qu'un million de nos compatriotes se rendirent aux Pays-Bas. Déjà en décembre 1914 une grande partie des immigrants belges retournèrent en Belgique. Finalement environ 100.000 compatriotes restèrent aux Pays Bas pendant toute la guerre.

La frontière franco-néerlandaise électrifiée

Les allemands fermèrent en 1915 la frontière avec les Pays Bas au moyen d'une triple barrière métallique. La barrière du milieu était en permanence sous un courant électrique de 2.000 volts. Cette barrière électrique à la frontière coûta au moins la vie à 800 personnes dont des réfugiés.
Se rendre dans le Nord de la France
Un certain nombre de citoyens belges s'enfuit par bateau en Angleterre. Pour ceux qui ne réussirent pas, ils se déplacèrent le long de la côte en direction de Calais. Un nombre se retrouva dans la dernière partie libre de Belgique derrière l'Yser. Après quelques temps, l'autorité militaire belge de la région les envoya en France. En France et en Angleterre, plus d'un demi-million de réfugiés belges arrivèrent qui ne purent revenir avant la fin de la guerre mais bien des années plus tard. Ils furent souvent employés dans l'industrie de la guerre.

En Angleterre

Au début de la guerre, le public au Royaume-Uni, en France et aux Pays-Bas fut très impliqué avec les réfugiés. Il y eut des réactions indignées dans les pays concernant l'invasion injuste de la Belgique neutre. 'Poor Little Belgium' fut mentionné dans la presse anglo-saxonne. Plus tard les conditions de vie dans les pays d'accueil se détériorèrent à cause de la guerre. La solidarité envers les réfugiés se réduisit.

 

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FRATERNELLE ROYALE NATIONALE DES TROUPES DE TRANSMISSIONS & CIS